dimanche 18 juillet 2010
Les débuts de l'Aïkido à la télévision française
Vidéo propriété de l'Institut National de l'Audiovisuel
samedi 10 juillet 2010
Les contes des arts martiaux
- "Qui es-tu ?" demanda le Maître.
- "Je suis le samouraï..."
- "Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
- "Ah bon, tu as même un sabre ?! Mais tu es sûrement trop maladroit pour me couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le Maître. A ce moment celui-ci dit :
- "Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina son sabre et s'inclina.
- "Ici s'ouvrent les portes du paradis", lui dit alors le Maître.
Extrait du livre "Les contes des arts martiaux", rassemblés par Pascal Fauliot et présentés par Michel Random. Edition Albin Michel.
vendredi 9 juillet 2010
Les vingt kyokun
Le premier des vingt préceptes stipule : "n'oubliez pas que le karate-dô commence et s'achève par un rei". Concrètement, cela revient à dire que chaque session d'entraînement s'ouvre et se clôture par une inclinaison du buste en signe de salut, un rei. Cependant, au sens figuré, cette consigne suggère que le karateka doit respecter fidèlement les convenances propres à l'étiquette de sa discipline en se montrant courtois et en adoptant un comportement qui sied à la situation du moment. L'acceptation du terme rei, loin de se limiter au simple salut physique inclut une définition au sens large : même hors du dôjô, le karateka doit accueillir ses connaissances avec une sincère courtoisie et conformer chacun des aspects de sa vie aux exigences du concept fondamental qu'est le respect d'autrui. Plus longtemps vous étudierez le karate, plus naturellement vous accorderez de l'importance à l'étiquette et au respect qui y sont inhérents."
Extrait de l'épilogue, signé Jotoro Takagi (Président de la Japan Karate-do Shotokai et Directeur du Shotokan), de l'ouvrage "Les 20 préceptes directeurs du karate-dô, le leg spirituel du Maître Gichin Funakoshi, commenté par Genwa Nakasone".
mardi 6 juillet 2010
Gosoku Ryu Karate
lundi 5 juillet 2010
Intégrale Kurozawa à la Cinémathèque Française
Programme sur le site de la Cinémathèque : http://www.cinematheque.fr/
dimanche 27 juin 2010
Coups de pied dans les styles martiaux - Maître Henry Plée
Extrait d'une chronique de Maître Henry Plée (Karate Bushido janvier 2007).
dimanche 20 juin 2010
dimanche 13 juin 2010
Histoire du Japon et des Japonais
Histoire du Japon et des Japonais de Edwin O. Reischauer, aux éditions Points Histoire (format poche, deux tomes).
dimanche 30 mai 2010
Le Maître de Thé
Le Maître de Thé, roman de Yasushi Inoué.
Mes remerciements à François.
mardi 18 mai 2010
Kumite Kanazawa vs Enoeda
jeudi 13 mai 2010
La Cible en Soi - Kyudo
La Cible en Soi, film de Jean-Jacques Lagrange. Un document historique, filmé par un grand réalisateur.
samedi 8 mai 2010
Après la pluie, film de Koizumi Takashi sur un scénario de Kurozawa Akira
Misawa Ihei, samouraï sans maître, est bloqué par la pluie dans une auberge, en compagnie de son épouse Tayo et de nombreux voyageurs empêchés comme lui de traverser le fleuve. Animé par la compassion envers les êtres, il décide de participer à des duels primés - malgré le déshonneur de se battre pour de l'argent - afin d'offrir à ses compagnons d'infortune un dîner copieux. dimanche 25 avril 2010
dimanche 18 avril 2010
Senseï Kase - Kata Chinte
jeudi 15 avril 2010
Karate traditionnel - Karate scolaire
dimanche 4 avril 2010
Cerveau droit - cerveau gauche
Vous pouvez avoir des sous-titres.
dimanche 28 mars 2010
Zanshin
Maître Deshimaru Taisen, dans Zen et Arts Martiaux :"Etre zanshin : voici un terme que l'on retrouve dans la pratique de l'escrime japonaise, le kendo. Zanshin est ce qui demeure, sans s'attacher, vigilant et détaché. Juste attentif à ce qui se passe, ici et maintenant. Peu à peu, cette attention s'applique à chacun des actes de notre vie. Dans l'esprit du Zen comme dans celui du Budo traditionnel, l'ensemble du comportement entre toujours en jeu."
La pratique du budo donne des alarmes ou des signaux plus tangibles dans cette recherche de zanchin. En effet, plus vous êtes éloignés de la "non-pensée", plus votre esprit est lent et incapable d'agir face à l'adversaire. Ceux qui ont expérimenté ne serait-ce qu'une seule fois cet état de vigilance neutre et détachée en connaisse l'efficacité : les actions justes s'enchainent de façon fluide, guidées par les sensations, au moment juste.
Mais il existe en revanche des pièges propres à la pratique du budo : l'agressivité, le désir de "gagner", la peur, l'instinct de domination propre à tous les mamifères, pour le territoire ou pour la sélection du mâle reproducteur. Lors de stages de combat, ces manifestations de l'ego risquent d'amener les pratiquants, dès qu'ils portent un casque et un plastron, à se laisser envahir par l'agressivité (le côté obscur...) pour prendre possession de leur esprit comme les brigands de Shôsan.
"En franchissant le seuil de votre maison, un million d'ennemis vous guettent" (16ème kyokun ou précepte du karate martial). Un million d'ennemis, parmi lesquels les brigands de Shôsan...
Le Mont Fuji
L'essence des kata
Maître Deshimaru Taisen, dans Zen et Arts Martiaux :"Entraînez-vous corps et âme sans vous soucier de la théorie... La véritable pratique se passe de mots, il lui faut l'engagement total du corps. (...) Vous oublierez très vite ce que vous aurez appris oralement mais vous vous rappellerez pour le restant de vos jours ce que vous aurez appris avec tout votre corps." (Karate-do, ma Voie, ma Vie).
mardi 16 mars 2010
L'art de l'avantage
Thomas Cleary, dans "La voie du samouraï - Pratiques de la stratégie au Japon" :"Chaque forme de la culture japonaise présente à la fois un aspect intérieur (ura) et un aspect extérieur (omote). En conséquence, la question de la "surface" se révèle aussi importante que celle de la substance dans les interactions sociales, économiques ou politiques. Au fond, tout objet que le Japon offre à la vue du monde extérieur, qu'il s'agisse du Zen, des arts martiaux ou de toute autre facette de sa civilisation, apparaît d'ordinaire sous sa forme la plus commerciale - ou la plus politique - , et rarement sous son aspect le plus authentique." ... "En tant qu'éléments d'une manoeuvre délibérément stratégique, les versions commercialisées ou politisées des formes culturelles que le Japon livre à l'Occident relèvent directement des catégories comportementales nipponnes dérivant de l'art de l'avantage cher aux anciens guerriers. La volonté de substituer clichés et lieux communs à une information authentique - pour ne rien dire de l'analyse critique - constitue en soi un "art de la guerre"."
Maître Henry Plée, qui fait référence à l'ouvrage de Thomas Cleary dans les Chroniques Martiales, en précise les conséquences dans le domaine des bujutsu :
"... aucun pratiquant d'art martial ne pourra progresser à un niveau élevé... s'il ne comprend pas, s'il ne conserve pas sans cesse à l'esprit que leurrer et mystifier est la base des arts martiaux. Par conséquent, la première tâche d'un pratiquant conscient est de redécouvrir ce qui a été caché dans la discipline qu'il pratique."
C'est certes très déroutant le jour où on en prend conscience, pourtant "on" avait été prévenu depuis longtemps - vingt-cinq siècles - par Sun Tzu dans "l'Art de la Guerre" :
"Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie. C'est pourquoi, lorsque vous êtes capable, feignez l'incapacité; actif, la passivité. Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin, que vous êtes proche. Appâtez l'ennemi pour le prendre au piège; simulez le désordre et frappez le."
Comment redécouvrir ce qui a été caché ? Bien choisir ses maîtres bien sûr, en évitant les "vulgarisations tapageuses", et chercher...
Maître Henry Plée nous donne une piste dans l'une de ses chroniques en citant Auguste Comte (l'un des fondateurs de la sociologie, 1798 - 1857) : "On ne connaît bien une science que quand on en connaît l'histoire."
L'illustration est une affiche du film "Kagemusha, l'ombre du guerrier" d'Akira Kurozawa, histoire d'une mystification : un chef de clan, mortellement blessé, ordonne à ses vassaux de dissimuler sa mort pendant une durée de trois ans. Son frère met la main sur un sosie parfait...
dimanche 7 mars 2010
Senpai et kohai, un mode de transmission
La relation entre le senpai (élève avancé, ancien, senior) et le kohai (jeune élève, junior) est traditionnelle dans la culture japonaise. En revanche, en occident, elle peut être mal comprise ou déformée.Shoshin, l'esprit et le coeur du débutant
"Tant que vous ne pouvez aller au-delà de la montagne, il vous est impossible d'atteindre le chemin". Wei-Kuan.
Shoshin est aussi une attitude permettant d'éviter les obstacles que sont l'avidité pour les résultats ou l'avidité pour la reconnaissance.
Laurent Strim, moine zen, explique dans l'émission "sagesses bouddhistes" sur france 2 pourquoi Shoshin est une clé de la progression. Son propos concerne la voie du zen, mais il s'applique parfaitement à la voie martiale.
mercredi 3 mars 2010
Séminaire de démystification martiale de Maître Henry Plée
En 1994, Maître Henry Plée avait sélectionné une centaine de candidats pour une série de huit séminaires de démystification et d'initiation à des techniques okuden, dans le dojo historique de la Montagne Sainte Geneviève.
Trois de ces séminaires avaient été divulgués en cassettes vhs, toutes épuisées depuis plusieurs années. Le premier est enfin édité en dvd.
mercredi 30 décembre 2009
La vulgarisation tapageuse, dénoncée par Musashi (déjà !)
Etonnant, non ? En 1644, déjà !...
mardi 29 décembre 2009
Vos qualités et les défauts des autres...

Histoire de sagesse transmise par Maître Henry Plée

Un maître de sagesse fût invité à dispenser un cours sur "la planification efficace de son temps" à un parterre de cadres dirigeants de sociétés internationales.
Après avoir regardé un par un les membres de son auditoire, le maître de sagesse commença son intervention en leur disant : "nous allons réaliser une expérience."
Le maître dévoila alors un pot en verre d'environ 5 litres et le posa devant lui. Puis il sortit de sous la table une douzaine de cailloux, tous d'un volume comparable à celui d'une balle de tennis, et les plaça délicatement dans le pot de verre.
Lorsque le pot fût rempli à ras bord et qu'il était manifestement impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva les yeux vers son auditoire et leur demanda : "est-ce que le pot est plein ?"
Tous répondirent par l'affirmative.
Le maître attendit quelques instants et ajouta : "vraiment ?"
Il se pencha alors et sortit de sous la table un sac rempli de gravier qu'il ouvrit et versa minutieusement sur les gros cailloux. Il secoua le pot pour que le gravier descende au fond du pot, entre les gros cailloux, et versa le gravier jusqu'à ras bord.
Le maître leva les yeux vers son auditoire et demanda à nouveau : "est-ce que le pot est plein ?"
Cette fois-ci, les brillants élèves commençaient à comprendre au ton du maître que ce n'était pas certain et l'un d'entre eux se risqua à dire timidement : "probablement pas..."
"Bien" répondit le maître. Il se pencha à nouveau, exhiba un sac de sable fin qu'il versa dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Une fois de plus, le maître demanda : "est-ce que le pot est plein ?"
Echaudés, les élèves répondirent non, en choeur et sans hésiter. "Bien" ajouta le maître. Et comme s'y attendaient ses brillants élèves, il prit le pichet d'eau qui se trouvait sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.
Puis il leva les yeux vers le groupe et demanda : "quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?"
Un audacieux, se souvenant du sujet de l'intervention, répondit : "cela démontre que, même lorsque notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut encore ajouter des choses à faire."
"Non," répondit le maître, "ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous par la suite."
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.
Le maître leur dit alors : "quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Est-ce votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Apprendre ? Faire carrière ? Vous relaxer ? Prendre votre temps ? Autre chose ?"
"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre nos gros cailloux en premier dans notre vie, sinon nous risquons de ne pas la réussir. Si nous donnons la priorité aux petites choses (le gravier, le sable), nous remplirons notre vie de petites choses et nous n'aurons plus assez de temps à consacrer aux éléments importants de notre vie."
"Alors n'oubliez jamais de vous poser la question : quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite mettez-les en premier dans votre pot, votre vie."
Le maître de sagesse salua son auditoire et quitta la salle étrangement silencieuse.





