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mercredi 27 avril 2011

L'histoire du karate-do - Kenji Tokitsu

"A partir de l'âge de 12 ans, G. Funakoshi étudie le karate sous la direction d'Ankô Asato. L'entraînement à cette époque se faisait la nuit, dehors, souvent dans un jardin. G. Funakoshi écrit :
"Je me suis entraîné à cette époque à un seul kata durant plusieurs mois, et même plusieurs années. Il me fallait continuer, sans savoir pour combien de temps, jusqu'à ce que mon maître dise "oui". Et le maître ne disait jamais "oui" avant que je ne parvienne à quelque chose d'essentiel dissimulé dans le kata. C'est pourquoi la dureté de l'entraînement est difficile à décrire. Maître Asato ne me quittait jamais des yeux pendant tout le temps des entraînements dans son jardin. Il se tenait dans la véranda, assis bien droit sur ses talons sans coussin. Il était pourtant déjà assez âgé... Quand je terminais un kata, il me disait seulement "bon", "oui", ou "encore", sans jamais un compliment. Je n'avais qu'à continuer sans fin à répéter la même chose, trempé de sueur. A côté du maître assis était posée une lampe à pétrole dont la lueur paraissait s'affaiblir et parfois il m'arrivait de ne plus la percevoir à cause de la fatigue. L'entraînement se poursuivait jusqu'à l'aube."
A. Asato a une grande réputation comme un maître de l'art du té ou tô-de, G. Funakoshi est cependant le seul disciple qu'on lui connaisse. Cela est dans la logique de l'ésotérisme de la transmission du karate avant le XXème siècle."

Extrait de l'ouvrage de Senseï Tokitsu Kenji "L'histoire du karate-do".

dimanche 26 décembre 2010

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 3

Maître Kase Taiji donne une autre interprétation du second kyokun, lors d'une interview publiée par le magazine Budo International en juillet 2000 :

"Mon conseil pour les pratiquants de Karate-do est très simple: il faut bien faire attention à ce qu'a dit Gichin Funakoshi “Karate ni sente nashi” (en Karaté il n'existe pas de première attaque). Il faut comprendre ce concept de manière très profonde. Aussi bien au niveau mental qu'au niveau technique. Il faut faire en sorte que l'agresseur possible comprenne mentalement qu'il vaut mieux pour lui ne pas attaquer, qu'il le sente et qu'il l'accepte. C'est là le véritable sens de la maxime “Karate ni sente nashi ”: que l'adversaire renonce à sa première attaque et qu'ainsi l'agression ne se produise pas."

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 2

La contradiction apparente entre les termes de Maître Funakoshi Gichin "le caractère essentiellement défensif du karate" et "on ne doit jamais l'utiliser à des fins offensives" ouvre la porte à un autre niveau d'interprétation que Maître Roland Habersetzer, toujours dans son encyclopédie, introduit ainsi : "Le premier mouvement, et même si de l'extérieur il peut être perçu comme une initiative d'attaque, doit être conçu comme une défense."

Maître Henry Plée, dans ses chroniques, nous éclaire sur différents niveaux d'interprétation du kyokun et apporte en même temps une explication à l'avertissement "Il nous fait courir un danger mortel" de Maître Funakoshi Gichin à propos d'un comportement agressif :
"Au 1er niveau, "Il n'y a pas de première attaque en combat guerrier réel" sera inévitablement compris par Monsieur-tout-le-monde "Il ne faut pas attaquer le premier". Ceci parce que tout le monde est convaincu que "Celui qui attaque le premier gagne !". Ce qui n'est pas faux. Cette stratégie peut être valable dans certains cas... si l'adversaire est naïf ou aveuglé par sa vanité. (...)
Le 2ème niveau enseigne exactement l'inverse du premier niveau, (...) attaquer le premier ne fonctionne que si l'adversaire nous est inférieur. S'il nous est supérieur techniquement (mais inférieur mentalement) nous n'aurons une chance de "l'éliminer" qu'en attendant l'instant précis où il se décidera à attaquer, ce qui provoque inévitablement une opportunité que nous pouvons exploiter.
On ne peut toucher (ou couper) qu'à la distance ou l'adversaire peut également nous toucher (ou nous couper). On ne peut attaquer le premier que si l'on pense avoir une chance d'éliminer l'adversaire, et cette pensée est forcément accompagnée d'une certaine déconcentration et d'une certaine satisfaction anticipée. En effet, l'esprit ne peut décider qu'une seule chose à la fois : attaquer OU parer.
Le second niveau dit, en quelque sorte "attendez sans idée préconçue que votre adversaire se décide à faire la première attaque, et attaquez immédiatement dans l'ouverture ainsi créée".
Ce qui est également en accord avec le précepte du Heiho Kadensho (des années 1600), qui dit : "attaquer sans que l'ennemi ait décidé d'attaquer augmente considérablement les risques de défaite" et qui ajoute "mettez-vous à la distance (ma) où l'ennemi ne pourra pas toucher votre corps, mais à la distance où vous pourrez tirer avantage de sa première attaque infructueuse, qui deviendra ainsi mortelle pour lui, car il vous suffira d'avancer de toute votre âme, sans réserve et sans peur, pour le défaire immédiatement".

samedi 25 décembre 2010

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 1

"Il n'y a pas de première attaque en karate jutsu."

Les vingt karate jutsu niju kyokun
Maître Roland Habersetzer, dans son encyclopédie des arts martiaux, donne les éléments de définition et de première interprétation de ce kyokun :
"Deuxième des vingt règles de Funakoshi Gichin, l'une des plus célèbres, gravée sur la pierre de son mémorial élevé au temple Enkakuji de Kamakura. "Il n'y a pas de premier mouvement (attaque) en karate". Cette sentence (Kaisetsu) résume toute l'attitude qui doit être à la base de la pratique du karate, comme des arts martiaux (Budo) en général."

Maître Funakoshi Gichin insiste sur cette notion dans son livre Karate-do Ma Voie Ma Vie :
"J'ai toujours insisté, dans mon enseignement, sur le caractère essentiellement défensif du karate. On ne doit jamais l'utiliser à des fins offensives. "Faites attention à vos paroles", ai-je écrit dans un de mes premiers livres, "car si vous êtes vantard, vous vous créerez un grand nombre d'ennemis. N'oubliez jamais le vieux dicton selon lequel une forte bourrasque peut déraciner un gros arbre tandis que le saule plie et laisse passer l'assaut du vent. Les vertus cardinales du karate sont prudence et humilité". Voilà pourquoi j'enseigne à mes élèves de toujours être en alerte mais jamais agressifs. (...) Quelques uns des plus jeunes, je dois le dire, ne comprennent pas mon attitude : ils sont persuadés que le karate doit être employé quand les circonstances l'exigent. J'essaie de leur faire remarquer que c'est là mépriser totalement le vrai sens du karate. Ce n'est pas un simple jeu. Il nous fait courir un danger mortel. Pouvons-nous nous permettre de risquer sans réfléchir une vie déjà si courte ?"

Les précisions du Maître démontrent que ce kyokun est loin d'être un précepte pacifiste, mais qu'il doit se comprendre dans un sens de recherche d'efficacité ("toujours être en alerte"), dans un contexte qui n'est pas celui du karate-sport ("ce n'est pas un simple jeu"), mais bien celui de la préservation de la vie.
On retrouve cette notion de préservation de la vie, sans pacifisme, dans Le Livre des Traditions Familiales de Yagyû Munenori (1571 - 1646), maître d'armes du shogun, qui commence par la citation d'un dicton inspiré du Tao-Te Ching : "Selon un ancien dicton, "les armes sont des instruments maléfiques, que méprise la Voie de la nature : d'après la Voie de la nature, on ne doit en user que quand on ne peut l'éviter". (...) Pourquoi les armes sont-elles des instruments maléfiques ? Parce que la Voie de la nature est le Tao, qui donne la vie aux êtres; par conséquent, un instrument qui sert à tuer ne peut être que maléfique."

Aucun idéalisme pacifiste en effet lorsqu'on lit la suite :
"Toutefois, il est dit aussi que l'usage des armes pour tuer - du moins quand c'est inévitable - fait aussi partie de la Voie de la nature. Qu'est-ce que cela veut dire ? Les fleurs s'épanouissent et la verdure prolifère quand souffle la brise printanière; mais à l'apparition des gelées d'automne, invariablement, les feuilles tombent et les arbres s'étiolent. C'est la loi de la nature. Il peut donc se présenter un moment où il faut abattre ce qui doit l'être. Certains profitent des évènements pour commettre le mal. Quand le mal se manifeste, il faut le combattre. C'est pourquoi il est dit que l'emploi des armes fait aussi partie de la Voie de la nature."

L'Ame du Samouraï de Thomas Cleary : une traduction contemporaine de trois classiques du Zen et du Bushido, dont Le Livre des Traditions Familiales de Yagyû Munenori.


dimanche 17 octobre 2010

Essence des kata et mystification

"En théorie, les kata devraient être le reflet exact, inchangé, dans les moindres détails, de kata millénaires. C'est le cas dans certaines écoles chinoises (Kung-Fu). Il n'en est rien dans les écoles japonaises. Le Maître Gichin Funakoshi était un merveilleux pédagogue, ce qui fit sa réputation plus que ses qualités de karateka (...). C'est en tant que tel qu'il créa les Pinan, en fractionnant le Kushanku (qui devint Kanku) et le Bassai, puis les Eian, ce qui créa la division entre le Shoto et le Wado. Plus près de nous encore ce furent son fils Maître Yoshitaka Funakoshi et son ami Egami, tous deux de véritables génies du karate, qui créèrent les deux premiers Taikyoku dans un nouveau but de simplification dans les clubs universitaires... et pour une recherche plus profonde. Tous les katas actuels dans tous les styles japonais sont récents ou modifés. Je possède plusieurs livres du temps de Me Gichin Funakoshi qui se contredisent et contredisent les kata tels que les montrent les instructeurs japonais les plus réputés actuellement. Et il arrive très souvent que ces derniers modifient par eux-mêmes certaines portions de kata.
Il faut donc s'attacher bien plus à l'esprit du ou des kata que de tomber dans le dogme ou d'ergoter sur tel ou tel détail d'une école ou d'un "Maître"."
Extrait de la préface écrite par Maître Henry Plée à l'ouvrage "karate-do katas de base et avancés" de Roland Habersetzer paru en 1980, puis reprise dans son ouvrage "Shotokan kata" édition 1992.

Tel ou tel détail d'une école ou d'un "Maître". Pourquoi Maître Henry Plée utilise-t-il les guillemets pour le mot Maître ? L'histoire suivante, citée dans l'ouvrage de Harry Cook "La Grande Histoire du Shotokan", en donne peut-être une clé. L'auteur cite Gichin Funakoshi dans Karate-do Nyûmon :
"La coutume qui voulait que l'enseignement demeure secret perdura à Okinawa jusqu'à ces dernières années. Il y a environ dix ans, je reçus une lettre d'un vieil homme qui me disait : "je connais un kata que je n'ai jamais enseigné à quiconque, et je souhaite vous le transmettre avant de mourir". Je fus profondément touché de son attention, mais malheureusement il ne m'était pas facile alors de faire le voyage jusqu'à Okinawa. (...) Néanmoins, mon fils Gigo devait se rendre à Okinawa et je demandai au vieil homme de lui enseigner le kata à ma place.
Le vieil homme fut transporté par la venue de Gigo. Et lorsque fut venu le moment de lui enseigner le kata, il boucla soigneusement portes et fenêtres afin que personne ne puisse voir à l'intérieur de la maison. Lorsqu'il eut terminé, le vieil homme déclara : "Maintenant je peux mourir en paix. Parmi les hommes auxquels j'ai refusé d'enseigner le kata, il en est un qui n'a cessé de me harceler jusqu'à ce que j'accepte de le faire. Mais j'en ai altéré la forme et les mouvements importants. Aussi, si le moindre doute se fait jour dans l'avenir quant à l'authenticité de ce kata, dites à votre père que le kata que je vous ai enseigné est le bon."."

vendredi 9 juillet 2010

Les vingt kyokun

"En janvier 1939 fut créé le premier dôjô japonais de karate-dô à Zoshigaya, quartier de Meijuro à Tokyo. Il fut baptisé Shôtôkan du karate-dô japonais. Shôtô - dont la signification littérale est le "bruissement des pins dans le vent" - était en fait le pseudonyme du poète Gichin Funakoshi qui, dans sa jeunesse, n'aimait rien autant qu'une promenade dans les forêts de pins d'Okinawa (son île natale) pour y écouter le bruissement que le vent produisait dans les branches.
Le premier des vingt préceptes stipule : "n'oubliez pas que le karate-dô commence et s'achève par un rei". Concrètement, cela revient à dire que chaque session d'entraînement s'ouvre et se clôture par une inclinaison du buste en signe de salut, un rei. Cependant, au sens figuré, cette consigne suggère que le karateka doit respecter fidèlement les convenances propres à l'étiquette de sa discipline en se montrant courtois et en adoptant un comportement qui sied à la situation du moment. L'acceptation du terme rei, loin de se limiter au simple salut physique inclut une définition au sens large : même hors du dôjô, le karateka doit accueillir ses connaissances avec une sincère courtoisie et conformer chacun des aspects de sa vie aux exigences du concept fondamental qu'est le respect d'autrui. Plus longtemps vous étudierez le karate, plus naturellement vous accorderez de l'importance à l'étiquette et au respect qui y sont inhérents."
Extrait de l'épilogue, signé Jotoro Takagi (Président de la Japan Karate-do Shotokai et Directeur du Shotokan), de l'ouvrage "Les 20 préceptes directeurs du karate-dô, le leg spirituel du Maître Gichin Funakoshi, commenté par Genwa Nakasone".

dimanche 28 mars 2010

L'essence des kata

Maître Deshimaru Taisen, dans Zen et Arts Martiaux :
"La vraie essence des kata se retrouve non dans les gestes eux-mêmes, mais dans la façon dont l'esprit les rend justes. On ne doit pas penser ; "je dois faire ce kata comme ci, comme ça...", mais exercer son esprit-corps à créer chaque fois un geste total, où tout le ki se retrouve en un instant.
Vivre le véritable esprit du geste : le kata, par l'entraînement, doit se confondre avec l'esprit. Plus l'esprit sera fort, plus le kata sera fort."

Un engagement total qu'on retrouve dans les écrits de Maître Funakoshi Gichin :
"Entraînez-vous corps et âme sans vous soucier de la théorie... La véritable pratique se passe de mots, il lui faut l'engagement total du corps. (...) Vous oublierez très vite ce que vous aurez appris oralement mais vous vous rappellerez pour le restant de vos jours ce que vous aurez appris avec tout votre corps." (Karate-do, ma Voie, ma Vie).

Les deux maîtres nous enseignent que cet engagement doit se retrouver dans tous les actes de la vie. Ainsi, Maître Funakoshi :
"Le Bouddhisme nous enseigne que le monde entier est un dojo et aucun de ceux qui veulent suivre la voie du karate ne doit l'oublier.(...) Nous accueillons habituellement nos amis par "bonjour" et quelques remarques sur le temps. Ce comportement est ordinaire et tout à fait machinal. Peut-être faudrait-il apprendre à donner un sens plus profond à ces marques de politesse dont on a évacué le contenu ?"

Et Maître Deshimaru, interrogé sur les "petits" gestes dans un dojo d'arts martiaux (ranger ses affaires, saluer en entrant,...) :
"Mais tous ces gestes sont des kata ! La façon de se comporter est kata. Quand on salue, il ne faut pas faire cela n'importe comment (...) (En un geste majestueux, Taisen Deshimaru se lève, et nous salue.) Ainsi vous témoignez tout le respect que vous avez pour vos adversaires, pour votre maître, pour le dojo, pour la vie ! (...) Ce n'est pas la statue en bois que je salue, mais tous ceux qui sont là avec moi, dans le dojo, et aussi le cosmos entier."
Calligraphie : Enso (cercle en japonais) symbolisant la vacuité dans le bouddhisme zen.

dimanche 7 mars 2010

Senpai et kohai, un mode de transmission

La relation entre le senpai (élève avancé, ancien, senior) et le kohai (jeune élève, junior) est traditionnelle dans la culture japonaise. En revanche, en occident, elle peut être mal comprise ou déformée.
Il s'agit en effet d'une relation verticale, le dojo n'étant pas une démocratie, mais cette hiérarchie n'est pas fondée sur un rapport de force (comme dans un groupe de mamifères supérieurs) mais sur un mode de transmission du savoir.

Maître Henry Plée l'explique dans les Chroniques Martiales :
"Les dan sont des grades de perfectionnement, tandis que les kyu sont considérés comme des grades d'étude ou d'étudiant. Pour cette raison, au Japon, dans le système dan-kyu, les pratiquants se désignent souvent entre eux, lorsqu'ils veulent être courtois : "ko-hai" ("junior" pour les kyu) et "sen-pai" ("senior" pour les dan). Mais le système des kohai et senpai est plus complexe. Traditionnellement le kohai appellera toute sa vie "Senpai" le senior ayant commencé la pratique avant lui, même (et surtout) si le "junior" en question arrive à un haut dan, alors que le senior stagne à un dan inférieur. Par cette forme de courtoisie, très extrême-orientale et dans le cadre du respect (et du culte) des ancêtres, le junior remercie le senior de lui avoir permis de progresser en le précédant : "Sans les seniors du passé, mon art martial aurait disparu, sans mes partenaires seniors, je n'aurais pu arriver à mon dan, je leur dois respect et infinie reconnaissance"."

Le senpai est donc un passeur, un maillon dans la chaîne de transmission. Peu importe l'évolution de leurs niveaux respectifs, le senpai restera à jamais pour le kohai celui qui a contribué à son enseignement, même indirectement par sa seule implication dans la vie du dojo. Cela exclut tout comportement dicté par l'ego, de type dominant dominé, comme on peut en voir dans les groupes de mamifères,... et dans les dojos qui ont abandonné ces valeurs traditionnelles.

Maître Funakoshi Gishin, dans "Karate-do ma Voie, ma Vie", met en garde :
"Certains débutants deviendront de meilleurs karateka que leur professeur. Or j'entends les enseignants qualifier trop fréquemment les pratiquants de Oshiego, élève, de Montei, partisan, de Deshi, disciple, ou encore de Kohai, jeune. Je pense qu'il conviendrait d'éviter un tel vocabulaire qui sera désuet le jour où l'élève aura dépassé le maître. L'enseignant risque de tomber dans l'orgueil et d'oublier que le jeune homme auquel il s'adresse avec arrogance non seulement le rattrapera mais le dépassera dans l'art du karate ou dans d'autres domaines de l'existence".

mardi 29 décembre 2009

Vos qualités et les défauts des autres...


Trois phrases de Maître Funakoshi Gichin extraites de "Karate-do, ma voie, ma vie" : elles semblent anodines, et pourtant, les appliquer au dojo et dans la vie est une source de progrès extraordinaire...

"Evitez de vous tromper sur vous-même et adoptez le savoir-faire de vos camarades. Quand vous remarquez des points forts chez d'autres pratiquants, essayez de les incorporer à votre propre technique. Et si le débutant que vous observez semble travailler en-dessous de ses possibilités, demandez-vous si vous-même ne manquez pas de sérieux dans votre pratique."