lundi 25 août 2014

Maître Henry Plée

Henry Plée est décédé le 19 août 2014, à l'âge de 91 ans.

Pionnier du karate en France et en Europe, il avait fondé en 1953 le dojo "La Montagne", au 34 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris.

dimanche 9 juin 2013

Akuzawa Minoru Sensei

Minoru Akuzawa, fondateur de l'Aunkaï.

dimanche 8 juillet 2012

Ushiro Kenji Sensei

Enseignement de Ushiro Kenji Sensei à quelques élèves (parmi lesquels Kazumi Hajime et Iwasaki Tatsuya). Réalisme et références aux katas.

dimanche 1 juillet 2012

Pierre Portocarrero Sensei - Gembukan

Démonstration de Sensei Portocarreo, accompagné de quatre de ses élèves, à Chaville en 2012.
La pratique de katas antiques et de katas à deux, trois, voire cinq est l'un des piliers de l'enseignement de l'école Gembukan, du nom du dojo fondé par Ogura Tsuneyoshi Sensei.


dimanche 11 mars 2012

Méditation - Sogyal Rimpoché

"Mon maître avait un étudiant indien du nom d'Apa Pant. (...) Il pratiquait la méditation et le yoga et, chaque fois qu'il voyait mon maître, il ne manquait pas de lui demander "comment méditer". Il était en cela fidèle à une tradition orientale selon laquelle l'élève pose sans relâche au maître une simple et unique question fondamentale. Apa Pant m'a raconté l'histoire suivante. Un jour, notre maître Jamyang Kyentsé assistait à une danse rituelle de lamas devant le temple du Palais de Gangtok, la capitale du Sikkim. Il s'égayait des bouffonneries de l'atsara, le clown assurant les intermèdes comiques entre les danses. Apa Pant continuait à le harceler, lui demandant sans répit comment méditer. Tant et si bien que cette fois, lorsque mon maître lui répondit, ce fut d'une manière telle qu'il sut que la réponse était définitive : Ecoutes-moi bien, c'est ainsi : quand la pensée précédente est passée et que la pensée suivante ne s'est pas encore élevée, n'y a-t-il pas là un intervalle ?
- Oui, répondit Apa Pant.
- Eh bien, prolonge-le : c'est cela la méditation ! "

Méditation de Sogyal Rimpoché aux éditions de La Table Ronde.

mardi 27 décembre 2011

Samouraï - Musée du Quai Branly

"Pour la première fois en Europe, le musée du quai Branly présente l'exceptionnelle collection d'armures de samouraïs réunie par Ann et Gabriel Barbier- Mueller. Cette exposition vise à faire découvrir au public – à travers un ensemble d'objets, d'armures complètes, de casques et de caparaçons équestres utilisés tant pour les batailles que pour les cérémonies et parades – l'univers du Japon ancien et la place qu'y occupa durant près de neuf siècles le guerrier samouraï."
http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/samourai.html


dimanche 17 juillet 2011

Ushiro Kenji Senseï

Maître Kenji Ushiro enseigne un style de karate d'Okinawa, le Shindo Ryu.
Certains pratiquants de karate de contact, parmi lesquels l'ancien champion Kyokushinkai Kazumi Hajime, suivent son enseignement.

samedi 21 mai 2011

Séminaire de démystification martiale de Maître Henry Plée - volume 2

En 1994, Maître Henry Plée avait sélectionné une centaine de candidats pour une série de huit séminaires de démystification et d'initiation à des techniques okuden, dans le dojo historique de la Montagne Sainte Geneviève.

Trois de ces séminaires avaient été divulgués en cassettes vhs, toutes épuisées depuis plusieurs années.
Le premier a été édité en dvd l'année dernière. Le second vient de sortir.

mercredi 18 mai 2011

Taijiquan - Maître Yang Jwing Ming

Première partie du Grand Enchaînement par Maître Yang Jwing Ming.

mercredi 27 avril 2011

L'histoire du karate-do - Kenji Tokitsu

"A partir de l'âge de 12 ans, G. Funakoshi étudie le karate sous la direction d'Ankô Asato. L'entraînement à cette époque se faisait la nuit, dehors, souvent dans un jardin. G. Funakoshi écrit :
"Je me suis entraîné à cette époque à un seul kata durant plusieurs mois, et même plusieurs années. Il me fallait continuer, sans savoir pour combien de temps, jusqu'à ce que mon maître dise "oui". Et le maître ne disait jamais "oui" avant que je ne parvienne à quelque chose d'essentiel dissimulé dans le kata. C'est pourquoi la dureté de l'entraînement est difficile à décrire. Maître Asato ne me quittait jamais des yeux pendant tout le temps des entraînements dans son jardin. Il se tenait dans la véranda, assis bien droit sur ses talons sans coussin. Il était pourtant déjà assez âgé... Quand je terminais un kata, il me disait seulement "bon", "oui", ou "encore", sans jamais un compliment. Je n'avais qu'à continuer sans fin à répéter la même chose, trempé de sueur. A côté du maître assis était posée une lampe à pétrole dont la lueur paraissait s'affaiblir et parfois il m'arrivait de ne plus la percevoir à cause de la fatigue. L'entraînement se poursuivait jusqu'à l'aube."
A. Asato a une grande réputation comme un maître de l'art du té ou tô-de, G. Funakoshi est cependant le seul disciple qu'on lui connaisse. Cela est dans la logique de l'ésotérisme de la transmission du karate avant le XXème siècle."

Extrait de l'ouvrage de Senseï Tokitsu Kenji "L'histoire du karate-do".

dimanche 13 mars 2011

dimanche 27 février 2011

Nishiyama Hidetaka Senseï

Nishiyama Senseï, (1928 - 2008), a commencé le karate en 1943 sous la direction de Maître Funakoshi Gichin. Il a enseigné toute sa vie.
Une courte vidéo très intéressante.

dimanche 6 février 2011

Bo makiwara

Démonstration de frappe au makiwara avec un bâton long par Nakamoto Mamoru : précis, rapide, puissant.

dimanche 30 janvier 2011

Perception visuelle - 2

Les neuroscientifiques n'ont pas seulement produit cette vidéo passionnante (voir message précédent) mais ont également mis en évidence certains des mécanismes de fonctionnement des neurones qui contrôlent l'attention.  Ils expliquent ainsi pourquoi on peut ne pas voir le gorille, lorsque l'attention est focalisée :
"Lorsque quelque chose attire votre attention, les neurones spécifiques responsables de la perception dans cette région du champ visuel sont activés. Des neurones inhibiteurs répriment simultanément les cellules cérébrales voisines, responsables de la perception dans le champ environnant. Ainsi, focaliser son attention sur une chose rend plus difficile la perception de ce qui se passe aux alentours."
(Cerveau & Psycho janvier février 2011).
Les découvertes scientifiques récentes viennent ainsi confirmer le savoir empirique des maîtres et leurs enseignements sur la neutralité de l'esprit et du regard.

jeudi 27 janvier 2011

Perception visuelle

Une vidéo pleine d'enseignements à condition de suivre scrupuleusement les consignes :
Deux équipes de trois personnes se font des passes avec deux ballons de basket. Vous devez compter le nombre de passes réalisées par l'équipe des blancs. Attention :
- une passe est réalisée si le ballon passe des mains d'un joueur blanc à celles d'un autre joueur blanc, sans être intercepté,
- si le ballon rebondit à terre, la passe est bonne,
- seules les passes de l'équipe des blancs doivent être comptées.

Allez-y, et revenez ensuite :
http://viscog.beckman.illinois.edu/grafs/demos/15.html

La vidéo a été réalisée par le laboratoire de cognition visuelle de l'Université de l'Illinois.
Elle doit vous faire penser aux indications de votre senseï sur la nécessité pour le combat d'adopter un regard "circulaire" ("regarder la montagne").

dimanche 26 décembre 2010

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 3

Maître Kase Taiji donne une autre interprétation du second kyokun, lors d'une interview publiée par le magazine Budo International en juillet 2000 :

"Mon conseil pour les pratiquants de Karate-do est très simple: il faut bien faire attention à ce qu'a dit Gichin Funakoshi “Karate ni sente nashi” (en Karaté il n'existe pas de première attaque). Il faut comprendre ce concept de manière très profonde. Aussi bien au niveau mental qu'au niveau technique. Il faut faire en sorte que l'agresseur possible comprenne mentalement qu'il vaut mieux pour lui ne pas attaquer, qu'il le sente et qu'il l'accepte. C'est là le véritable sens de la maxime “Karate ni sente nashi ”: que l'adversaire renonce à sa première attaque et qu'ainsi l'agression ne se produise pas."

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 2

La contradiction apparente entre les termes de Maître Funakoshi Gichin "le caractère essentiellement défensif du karate" et "on ne doit jamais l'utiliser à des fins offensives" ouvre la porte à un autre niveau d'interprétation que Maître Roland Habersetzer, toujours dans son encyclopédie, introduit ainsi : "Le premier mouvement, et même si de l'extérieur il peut être perçu comme une initiative d'attaque, doit être conçu comme une défense."

Maître Henry Plée, dans ses chroniques, nous éclaire sur différents niveaux d'interprétation du kyokun et apporte en même temps une explication à l'avertissement "Il nous fait courir un danger mortel" de Maître Funakoshi Gichin à propos d'un comportement agressif :
"Au 1er niveau, "Il n'y a pas de première attaque en combat guerrier réel" sera inévitablement compris par Monsieur-tout-le-monde "Il ne faut pas attaquer le premier". Ceci parce que tout le monde est convaincu que "Celui qui attaque le premier gagne !". Ce qui n'est pas faux. Cette stratégie peut être valable dans certains cas... si l'adversaire est naïf ou aveuglé par sa vanité. (...)
Le 2ème niveau enseigne exactement l'inverse du premier niveau, (...) attaquer le premier ne fonctionne que si l'adversaire nous est inférieur. S'il nous est supérieur techniquement (mais inférieur mentalement) nous n'aurons une chance de "l'éliminer" qu'en attendant l'instant précis où il se décidera à attaquer, ce qui provoque inévitablement une opportunité que nous pouvons exploiter.
On ne peut toucher (ou couper) qu'à la distance ou l'adversaire peut également nous toucher (ou nous couper). On ne peut attaquer le premier que si l'on pense avoir une chance d'éliminer l'adversaire, et cette pensée est forcément accompagnée d'une certaine déconcentration et d'une certaine satisfaction anticipée. En effet, l'esprit ne peut décider qu'une seule chose à la fois : attaquer OU parer.
Le second niveau dit, en quelque sorte "attendez sans idée préconçue que votre adversaire se décide à faire la première attaque, et attaquez immédiatement dans l'ouverture ainsi créée".
Ce qui est également en accord avec le précepte du Heiho Kadensho (des années 1600), qui dit : "attaquer sans que l'ennemi ait décidé d'attaquer augmente considérablement les risques de défaite" et qui ajoute "mettez-vous à la distance (ma) où l'ennemi ne pourra pas toucher votre corps, mais à la distance où vous pourrez tirer avantage de sa première attaque infructueuse, qui deviendra ainsi mortelle pour lui, car il vous suffira d'avancer de toute votre âme, sans réserve et sans peur, pour le défaire immédiatement".

samedi 25 décembre 2010

Kyokun - Karate jutsu ni sente nashi - 1

"Il n'y a pas de première attaque en karate jutsu."

Les vingt karate jutsu niju kyokun
Maître Roland Habersetzer, dans son encyclopédie des arts martiaux, donne les éléments de définition et de première interprétation de ce kyokun :
"Deuxième des vingt règles de Funakoshi Gichin, l'une des plus célèbres, gravée sur la pierre de son mémorial élevé au temple Enkakuji de Kamakura. "Il n'y a pas de premier mouvement (attaque) en karate". Cette sentence (Kaisetsu) résume toute l'attitude qui doit être à la base de la pratique du karate, comme des arts martiaux (Budo) en général."

Maître Funakoshi Gichin insiste sur cette notion dans son livre Karate-do Ma Voie Ma Vie :
"J'ai toujours insisté, dans mon enseignement, sur le caractère essentiellement défensif du karate. On ne doit jamais l'utiliser à des fins offensives. "Faites attention à vos paroles", ai-je écrit dans un de mes premiers livres, "car si vous êtes vantard, vous vous créerez un grand nombre d'ennemis. N'oubliez jamais le vieux dicton selon lequel une forte bourrasque peut déraciner un gros arbre tandis que le saule plie et laisse passer l'assaut du vent. Les vertus cardinales du karate sont prudence et humilité". Voilà pourquoi j'enseigne à mes élèves de toujours être en alerte mais jamais agressifs. (...) Quelques uns des plus jeunes, je dois le dire, ne comprennent pas mon attitude : ils sont persuadés que le karate doit être employé quand les circonstances l'exigent. J'essaie de leur faire remarquer que c'est là mépriser totalement le vrai sens du karate. Ce n'est pas un simple jeu. Il nous fait courir un danger mortel. Pouvons-nous nous permettre de risquer sans réfléchir une vie déjà si courte ?"

Les précisions du Maître démontrent que ce kyokun est loin d'être un précepte pacifiste, mais qu'il doit se comprendre dans un sens de recherche d'efficacité ("toujours être en alerte"), dans un contexte qui n'est pas celui du karate-sport ("ce n'est pas un simple jeu"), mais bien celui de la préservation de la vie.
On retrouve cette notion de préservation de la vie, sans pacifisme, dans Le Livre des Traditions Familiales de Yagyû Munenori (1571 - 1646), maître d'armes du shogun, qui commence par la citation d'un dicton inspiré du Tao-Te Ching : "Selon un ancien dicton, "les armes sont des instruments maléfiques, que méprise la Voie de la nature : d'après la Voie de la nature, on ne doit en user que quand on ne peut l'éviter". (...) Pourquoi les armes sont-elles des instruments maléfiques ? Parce que la Voie de la nature est le Tao, qui donne la vie aux êtres; par conséquent, un instrument qui sert à tuer ne peut être que maléfique."

Aucun idéalisme pacifiste en effet lorsqu'on lit la suite :
"Toutefois, il est dit aussi que l'usage des armes pour tuer - du moins quand c'est inévitable - fait aussi partie de la Voie de la nature. Qu'est-ce que cela veut dire ? Les fleurs s'épanouissent et la verdure prolifère quand souffle la brise printanière; mais à l'apparition des gelées d'automne, invariablement, les feuilles tombent et les arbres s'étiolent. C'est la loi de la nature. Il peut donc se présenter un moment où il faut abattre ce qui doit l'être. Certains profitent des évènements pour commettre le mal. Quand le mal se manifeste, il faut le combattre. C'est pourquoi il est dit que l'emploi des armes fait aussi partie de la Voie de la nature."

L'Ame du Samouraï de Thomas Cleary : une traduction contemporaine de trois classiques du Zen et du Bushido, dont Le Livre des Traditions Familiales de Yagyû Munenori.


mercredi 15 décembre 2010

Bo jutsu

Démonstration de techniques de bâton
Yagyu Shingan Ryu Taijutsu.

Le code de cette vidéo n'étant malheureusement pas disponible, il faut la visualiser sur YouTube à l'adresse suivante :

http://www.youtube.com/watch?v=kceOkMn0MRw


Photo : Senseï Funakoshi Gichin

mardi 7 décembre 2010

Conte

"Bokuden, grand maître de sabre, reçut un jour la visite d'un confrère. Pour présenter ses trois fils à son ami, et montrer le niveau qu'ils avaient atteint en suivant son enseignement, Bokuden prépara un petit stratagème : il cala un vase sur le coin d'une porte coulissante, de manière à ce qu'il tombe sur la tête de celui qui entrerait dans la pièce.
Tranquillement assis avec son ami, tous deux face à la porte, Bokuden appela son fils aîné. Quand celui-ci se trouva devant la porte, il s'arrêta net. Après avoir entrebâillé la porte, il décrocha le vase avant d'entrer. Refermant la poste derrière lui, il replaça le vase avant d'aller saluer les deux maîtres.
"Voici mon fils aîné, dit Bokuden en souriant, il a déjà atteint un bon niveau et est en voie de devenir maître."
Le second fils fut appelé. Il fit coulisser la porte et commença à entrer. Esquivant de justesse le vase qu'il faillit recevoir sur le crâne, il réussit à l'attraper au vol.
"C'est mon second fils, expliqua-t-il à l'hôte, il a encore un long chemin à parcourir."
Quand ce fut le tour du fils cadet, celui-ci entra précipitamment et reçut lourdement le vase sur le cou. Mais avant que le vase ne touche les tatamis, il dégaina son sabre et le cassa en deux.
"Et celui-là, reprit le Maître, c'est mon fils cadet. C'est un peu la honte de la famille, mais il est encore jeune."

Extrait du livre "Les contes des arts martiaux", rassemblés par Pascal Fauliot et présentés par Michel Random. Edition Albin Michel

dimanche 28 novembre 2010

Higaonna Morio Senseï

Higaonna Morio Senseï, 10ème dan de karate Goju Ryu, dans une courte vidéo où on le voit effectuer avec un partenaire un entraînement à courte distance.

jeudi 11 novembre 2010

L'âme du Samouraï - Thomas Cleary

"Un moine interroge un ancien : "Qu'est-ce que la Voie?", lui demande-t-il. "La Voie est l'esprit normal" lui répond l'Ancien.
Le principe de cette histoire s'applique à tous les arts. Quand on lui demande ce qu'est la Voie, l'ancien répond que c'est l'esprit normal, autrement dit cet état suprême au sein duquel toute névrose s'est évanouie et l'esprit a recouvré sa normalité, libre de toute névrose, même au milieu des névroses.
En appliquant ce précepte au tir à l'arc, si vous pensez à votre tir au moment de viser, votre tir sera instable et votre flèche manquera la cible. Si vous êtes conscient que vous êtes en train de calligraphier pendant que vous calligraphiez, votre pinceau tremblera. Si vous êtes conscient de jouer de la harpe au moment de jouer, vous jouerez faux.
Si un archer oublie qu'il se prépare à tirer et conserve un état d'esprit normal, comme il ne fait rien de spécial, son arc restera stable. Que vous teniez un sabre ou montiez à cheval, c'est la même chose : ne "tenez pas le sabre", ne "montez pas à cheval", ne "calligraphiez pas" et ne "jouez pas de musique" non plus. Si vous faites ce que vous avez à faire avec un esprit normal, comme si vous ne faisiez rien, tout deviendra facile et harmonieux.
Quelle que soit l'activité que vous considérez comme étant votre voie, si vous en faites une obsession, elle cesse d'être une Voie. Si votre coeur est libre de tout attachement, alors, vous êtes sur la Voie. Quoi que vous fassiez, si vous le faites d'un coeur libre et léger, votre tâche en sera facilitée."


Extrait de l'ouvrage de Thomas Cleary L'âme du Samouraï, qui traduit et commente trois classiques japonais du Bushido et du Zen du 17ème siècle : Arts martiaux : le livre des traditions familiales de Yagyû Munenori, L'insondable subtilité de la sagesse immuable et Tai-A Ki ou Réflexions sur le sabre incomparable, de Takuan Sôhô.
Yagyû Munenori (1571 - 1646) était le maître d'armes et le chef de la police secrète du shôgun. Takuan Sôhô (1573 - 1645) était le maître zen de l'empereur.

lundi 8 novembre 2010

Aïkido - Christian Tissier

Maître Christian Tissier, 7ème dan Aïkikai, montre une technique de déplacement de base.
La sensation est celle d'une leçon particulière.
C'est passionnant. Le mouvement étudié, simple, est décliné en de multiples applications.
Les pratiquants de karate retrouveront des techniques présentes dans certains de leurs kata, mais avec la dynamique particulière de l'aïkido.

Le code de cette vidéo n'étant malheureusement pas disponible, il faut la visualiser sur YouTube à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=5z6jg4NIBrM&feature=more_related

lundi 1 novembre 2010

Transmission - Histoire de sagesse transmise par Maître Henry Plée

L'article intitulé "Connaître, apprendre, transmettre selon les sagesses chinoises. Pour une lecture pédagogique de la spiritualité.", publié par Philippe Filliot sur le site Le Journal des Chercheurs (voir message précédent), souligne des éléments clés de la relation maître - élève - savoir dans la tradition chinoise - éléments que l'on peut retrouver dans certains dojo d'arts martiaux traditionnels. Il décrit les principales modalités d'enseignement du maître que sont le silence, l'allusion et l'absence, ainsi que le nécessaire engagement de l'élève, qui doit notamment veiller à être disponible et accepter la durée nécessaire de sa maturation.

Une histoire de sagesse, transmise par Maître Henry Plée dans l'une de ses chroniques, illustre certains de ces principes :

Un maître de sagesse très célèbre était de passage dans une petite ville. En apprenant cette nouvelle, le maire pensa que c’était une bonne occasion pour les habitants de la bourgade et demanda à ce maître de bien vouloir faire une conférence à ses administrés sur le sujet qui lui plaira. Des crieurs circulèrent dans la rue, annonçant à la population que la maître de sagesse allait faire une conférence, dimanche, dans la salle des fêtes. Ledit maître était très célèbre pour sa sagesse et pour son humour. A l’heure dite, la salle était pleine d’hommes, de femmes et d’enfants riant à l’avance des plaisanteries de sagesse desquelles le maître avait coutume d’émailler ses conférences.
Le maître de sagesse entra dans la salle des fêtes, salua l’assistance ravie, monta sur une chaire hâtivement construite et demanda : « savez-vous de quoi je vais parler ? »
- « Oui, Maître, nous le savons ! » répondit d’une seule voix l’assistance en riant.
Le maître eut un large sourire et dit : « si vous le savez, dans ce cas, il est inutile que je parle. »
Et il quitta la salle.
Après ce qui s’était passé, le maire rendit visite au maître de sagesse, lui présenta ses excuses pour la maladresse de ses administrés et le pria d’accepter de faire une autre conférence le dimanche suivant. A l’heure dite, le maître entra dans la salle des fêtes, monta sur la chaire et demanda : « est-ce que vous savez de quoi je vais parler ? »
- « Non, nous n’en avons aucune idée ! » répondirent les concitoyens échaudés le dimanche précédent.
- « Bien, si vous ne savez rien, il est inutile que je vous parle, puisque l’on ne peut discuter que de ce que l’on connaît déjà ».
Et le maître salua la salle et sortit.
Le maire vint voir à nouveau le maître de sagesse et le supplia de donner aux habitants une dernière chance le dimanche suivant. A l’heure dite, le maître entra dans la salle des fêtes et monta sur la chaire.
Personne ne riait plus. On entendait les mouches voler.
Le maître posa la même question : « savez-vous de quoi je vais parler ? »
Echaudée par son expérience des deux dimanches précédents, l’assemblée répondit prudemment d’une voix : « Hé bien, il y en a qui savent et il y en a qui ne savent pas… »
« Parfait », répondit le maître, « dans ce cas, que ceux qui savent expliquent à ceux qui ne savent pas ». Et il quitta la salle, puis quitta le village.

Transmission - La relation maître disciple selon Albert Camus

"C'est une chance en effet que de pouvoir, une fois au moins dans sa vie, connaître cette soumission enthousiaste. Parmi les demi-vérités dont s'enchante notre société intellectuelle figure celle-ci, excitante, que chaque conscience veut la mort de l'autre. Aussitôt nous voilà tous maîtres et esclaves, voués à nous entre-tuer. Mais le mot maître a un autre sens qui l'oppose seulement au disciple dans une relation de respect et de gratitude. Il ne s'agit plus alors d'une lutte des consciences, mais d'un dialogue, qui ne s'éteint plus dès qu'il est commencé, et qui comble certaines vies. Cette longue confrontation n'entraîne ni servitude ni obéissance, mais seulement l'imitation au sens spirituel du terme. A la fin, le maître se réjouit lorsque le disciple le quitte et accomplit sa différence, tandis que celui-ci gardera toujours la nostalgie de ce temps où il recevait tout, sachant qu'il ne pourrait rien rendre. L'esprit engendre l'esprit, à travers les générations, et l'histoire des hommes, heureusement, se bâtit sur l'admiration autant que sur la haine."
Albert Camus.

Ce texte est cité dans un article de Philippe Filliot, Docteur en Sciences de l'Education, "Connaître, apprendre, transmettre selon les sagesses chinoises. Pour une lecture pédagogique de la spiritualité." L'article est disponible sur le site Le Journal des Chercheurs.
http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=406

Photo : Albert Camus

jeudi 28 octobre 2010

Makiwara - Shinjinbukan hombu dojo

Extrait d'une émission de la NHK "Trésors du Japon - Arts martiaux légendaires d'Okinawa".
Nous sommes au Shinjinbukan Hombu dojo de Onaga Yoshimitsu sensei pour assister à un travail au makiwara de son élève Onaga Michiko sensei, 6ème dan.
Les sceptiques (dont je suis généralement) peuvent objecter que nous ne connaissons pas la résistance de ce makiwara, toutefois, ce que nous voyons du travail de Onaga Michiko dans l'utilisation de son corps (frêle) est tout-à-fait passionnant.


Merci au blog Okinawa karate pour la découverte de cette vidéo.

dimanche 24 octobre 2010

Uechi ryu - Tohyama Seikoh Senseï et Shinjyo Kiyohide Senseï

Entraînements typiques du style Uechi Ryu, avec notamment le kata Sanchin dont la solidité est testée par le Senseï.

dimanche 17 octobre 2010

Essence des kata et mystification

"En théorie, les kata devraient être le reflet exact, inchangé, dans les moindres détails, de kata millénaires. C'est le cas dans certaines écoles chinoises (Kung-Fu). Il n'en est rien dans les écoles japonaises. Le Maître Gichin Funakoshi était un merveilleux pédagogue, ce qui fit sa réputation plus que ses qualités de karateka (...). C'est en tant que tel qu'il créa les Pinan, en fractionnant le Kushanku (qui devint Kanku) et le Bassai, puis les Eian, ce qui créa la division entre le Shoto et le Wado. Plus près de nous encore ce furent son fils Maître Yoshitaka Funakoshi et son ami Egami, tous deux de véritables génies du karate, qui créèrent les deux premiers Taikyoku dans un nouveau but de simplification dans les clubs universitaires... et pour une recherche plus profonde. Tous les katas actuels dans tous les styles japonais sont récents ou modifés. Je possède plusieurs livres du temps de Me Gichin Funakoshi qui se contredisent et contredisent les kata tels que les montrent les instructeurs japonais les plus réputés actuellement. Et il arrive très souvent que ces derniers modifient par eux-mêmes certaines portions de kata.
Il faut donc s'attacher bien plus à l'esprit du ou des kata que de tomber dans le dogme ou d'ergoter sur tel ou tel détail d'une école ou d'un "Maître"."
Extrait de la préface écrite par Maître Henry Plée à l'ouvrage "karate-do katas de base et avancés" de Roland Habersetzer paru en 1980, puis reprise dans son ouvrage "Shotokan kata" édition 1992.

Tel ou tel détail d'une école ou d'un "Maître". Pourquoi Maître Henry Plée utilise-t-il les guillemets pour le mot Maître ? L'histoire suivante, citée dans l'ouvrage de Harry Cook "La Grande Histoire du Shotokan", en donne peut-être une clé. L'auteur cite Gichin Funakoshi dans Karate-do Nyûmon :
"La coutume qui voulait que l'enseignement demeure secret perdura à Okinawa jusqu'à ces dernières années. Il y a environ dix ans, je reçus une lettre d'un vieil homme qui me disait : "je connais un kata que je n'ai jamais enseigné à quiconque, et je souhaite vous le transmettre avant de mourir". Je fus profondément touché de son attention, mais malheureusement il ne m'était pas facile alors de faire le voyage jusqu'à Okinawa. (...) Néanmoins, mon fils Gigo devait se rendre à Okinawa et je demandai au vieil homme de lui enseigner le kata à ma place.
Le vieil homme fut transporté par la venue de Gigo. Et lorsque fut venu le moment de lui enseigner le kata, il boucla soigneusement portes et fenêtres afin que personne ne puisse voir à l'intérieur de la maison. Lorsqu'il eut terminé, le vieil homme déclara : "Maintenant je peux mourir en paix. Parmi les hommes auxquels j'ai refusé d'enseigner le kata, il en est un qui n'a cessé de me harceler jusqu'à ce que j'accepte de le faire. Mais j'en ai altéré la forme et les mouvements importants. Aussi, si le moindre doute se fait jour dans l'avenir quant à l'authenticité de ce kata, dites à votre père que le kata que je vous ai enseigné est le bon."."

samedi 2 octobre 2010

Kihon martial

Le kihon est connu dans beaucoup de dojos comme le travail des techniques de base - défenses, attaques et déplacements - comparable à celui des gammes pour les musiciens.
Il est, généralement, pratiqué sans partenaire, et en avançant, sous la direction du senseï ou d'un senpaï scandant le signal, cette synchronisation apportant à chacun l'énergie du groupe pour répéter la technique.
Gabrielle et Roland Habersetzer, dans leur Encyclopédie des arts martiaux de l'extrême Orient (technique, historique, biographique et culturelle), donnent une définition du kihon qui élargit la perspective tout en précisant que le sens généralement admis est restreint :
Kihon : L'énergie (Ki) de base (Hon) : pour désigner les formes d'entraînement aux techniques de base d'un art martial (budo) avec une utilisation optimale de l'énergie interne (Ki). Au sens général ; répétition des techniques de base, entraînement fondamental, en général dans le vide, sans partenaire."
Maître Henry Plée, lors de l'un de ses séminaires de démystification martiale, montre des faces cachées du kihon :
"Un kihon correct doit se faire aussi bien en avançant qu'en reculant et également sous les formes yang et yin".
"Le kihon martial doit toujours être fait à deux, cela permet, entre autres, de travailler sur le psychisme de l'adversaire."

jeudi 30 septembre 2010

Balayage - Gosoku Ryu

Val Mijailovic, 7ème dan Gosoku Ryu, enseigne des techniques de balayage.

jeudi 9 septembre 2010

Kata

J'ai retrouvé dans le livre de Maître Kenji Tokitsu un marque page que je craignais d'avoir égaré. Raphaëlle, qui l'avais confectionné à mon intention, y avait écrit en quelques mots ce que lui suggérait un kata :

Un air léger
Souplesse des gestes
Des mots de mains
Sans
Cesse
Recommencer
Comme une perpétuelle présence à soi.

Merci à Raphaëlle.

mercredi 8 septembre 2010

Les katas - Kenji Tokitsu

"(...) tout un aspect du kata repose sur la conception du monde que nous avons déjà évoquée, où la perfection est à la portée de l'homme, où la frontière entre l'humain et le divin est labile.
En somme, le kata est la forme pratique, transmissible, d'une technique de transformation du corps et de l'esprit. (...) Le représente l'avancement dans la voie qui mène à cette perfection, avec l'idée que parcourir le chemin est en soi le but."
"Lors de l'exécution du kata, la profondeur et la signification réalisées et vécues ne dépendent pas seulement du degré de perfection apparente, mais surtout de l'intensité et de l'envergure de l'état psychique pendant ce moment.
Les critères de la perfection gestuelle varient selon le degré de maîtrise de ceux qui l'apprécient. Dans chaque domaine, cette perfection est hiérarchisée par rapport à l'efficacité technique dont elle témoigne. (...) Parfois, un perfectionnement peut sembler une insuffisance ou une imperfection, aux yeux d'observateurs extérieurs au domaine travaillé. A l'inverse, lorsque la présentation des katas se fait en public - comme c'est le cas pour le karaté depuis un demi-siècle - une modification s'opère dans le sens du spectacle et les séquences commencent à inclure des mouvements inutiles mais séduisants pour un public peu initié."
Extraits du livre de Maître Kenji Tokitsu Les katas. L'auteur nous explique les sources historiques et sociologiques de la notion de kata et les dimensions qu'elle recouvre (technique, transmission, philosophie,...) dans une démarche de recherche de perfection, en arts martiaux, en art floral, dans la cérémonie du thé, ou même dans celle du seppuku.

vendredi 27 août 2010

Kata Sandairui - Tohyama Seikoh

Le kata Sandairui par Senseï Tohyama Seikoh (1928 - 2009), 10ème dan Hanshi et disciple direct de Kanbun Uechi, fondateur du style Uechi Ryu.


dimanche 18 juillet 2010

Les débuts de l'Aïkido à la télévision française

Reportage diffusé en 1964 par la télévision française, pour faire découvrir l'aïkido, pratiquement inconnu du grand public : on y voit Ueshiba Senseï dans une démonstration stupéfiante pour un homme de 87 ans, ainsi que Maître André Nocquet, un pionnier des arts martiaux en Europe.
Vidéo propriété de l'Institut National de l'Audiovisuel

samedi 10 juillet 2010

Les contes des arts martiaux

"Un samouraï se présenta devant le Maître Zen Hakuin et lui demanda : "Y a-t-il réellement un paradis et un enfer ?"
- "Qui es-tu ?" demanda le Maître.
- "Je suis le samouraï..."
- "Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
- "Ah bon, tu as même un sabre ?! Mais tu es sûrement trop maladroit pour me couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le Maître. A ce moment celui-ci dit :
- "Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina son sabre et s'inclina.
- "Ici s'ouvrent les portes du paradis", lui dit alors le Maître.

Extrait du livre "Les contes des arts martiaux", rassemblés par Pascal Fauliot et présentés par Michel Random. Edition Albin Michel.

vendredi 9 juillet 2010

Les vingt kyokun

"En janvier 1939 fut créé le premier dôjô japonais de karate-dô à Zoshigaya, quartier de Meijuro à Tokyo. Il fut baptisé Shôtôkan du karate-dô japonais. Shôtô - dont la signification littérale est le "bruissement des pins dans le vent" - était en fait le pseudonyme du poète Gichin Funakoshi qui, dans sa jeunesse, n'aimait rien autant qu'une promenade dans les forêts de pins d'Okinawa (son île natale) pour y écouter le bruissement que le vent produisait dans les branches.
Le premier des vingt préceptes stipule : "n'oubliez pas que le karate-dô commence et s'achève par un rei". Concrètement, cela revient à dire que chaque session d'entraînement s'ouvre et se clôture par une inclinaison du buste en signe de salut, un rei. Cependant, au sens figuré, cette consigne suggère que le karateka doit respecter fidèlement les convenances propres à l'étiquette de sa discipline en se montrant courtois et en adoptant un comportement qui sied à la situation du moment. L'acceptation du terme rei, loin de se limiter au simple salut physique inclut une définition au sens large : même hors du dôjô, le karateka doit accueillir ses connaissances avec une sincère courtoisie et conformer chacun des aspects de sa vie aux exigences du concept fondamental qu'est le respect d'autrui. Plus longtemps vous étudierez le karate, plus naturellement vous accorderez de l'importance à l'étiquette et au respect qui y sont inhérents."
Extrait de l'épilogue, signé Jotoro Takagi (Président de la Japan Karate-do Shotokai et Directeur du Shotokan), de l'ouvrage "Les 20 préceptes directeurs du karate-dô, le leg spirituel du Maître Gichin Funakoshi, commenté par Genwa Nakasone".

mardi 6 juillet 2010

Gosoku Ryu Karate

Maître Kubota Takayuki, 10éme dan et Soke du Gosoku Ryu, école de karate où sont pratiqués le travail des armes et des projections, les katas, le combat, ainsi que la canne et le kubotan, arme porte-clés, création du Maître.

lundi 5 juillet 2010

Intégrale Kurozawa à la Cinémathèque Française

Dans le cadre du festival Paris Cinéma, la Cinémathèque Française propose, du 23 juin au 1er août, une rétrospective Kurozawa permettant de voir l'oeuvre du Maître et quelques films d'autres réalisateurs comme Après la pluie de Koizumi Takashi.

Programme sur le site de la Cinémathèque : http://www.cinematheque.fr/

dimanche 27 juin 2010

Coups de pied dans les styles martiaux - Maître Henry Plée

"...les coups de pied ne sont pas aussi efficaces dans un combat violent sans règles que vous pourriez le penser. C'est si vrai qu'au Shaolin, ils étaient peu utilisés et jamais au-dessus de la ceinture. Oui, je sais, il a été dit le contraire ("pied en Chine du nord, poing en Chine du sud") mais la désinformation est faite pour vous faire prendre les vessies pour des lanternes chinoises. En vérité, les styles chinois les plus martiaux et également ceux japonais ou okinawaïens, attaquent rarement du pied plus haut que la ceinture, ce qui suffit pour atteindre les jambes, le bas-ventre, le ventre, les flancs, le foie, les reins, ou les basses-côtes."
Extrait d'une chronique de Maître Henry Plée (Karate Bushido janvier 2007).

dimanche 20 juin 2010

Tonfa

Kata Yaraguwa non tonfa par Nakamori.

dimanche 13 juin 2010

Histoire du Japon et des Japonais

"Il était plus facile de se débarrasser des daimyo que d'abolir les privilèges des samouraï. Représentant environ 6% de la population totale, ces derniers formaient une puissante classe de notables qui avait monopolisé successivement le pouvoir militaire, l'autorité politique et l'influence intellectuelle. Ils possédaient collectivement une appréciable fortune transmissible par héritage, même si individuellement ils devaient souvent se contenter de revenus misérables. Le clan Choshu est le premier à porter atteinte au statut des samouraï. Au début de 1873, le nouveau gouvernement se sent suffisamment assuré de son  pouvoir pour instituer le service militaire universel, réforme plus audacieuse encore que toutes les précedentes. Sous la férule de jeunes officiers d'élite comme Yamagata du clan Choshu, une armée de paysans est recrutée et organisée sur le modèle français d'abord, puis sur le modèle allemand. (...) En 1876, les samouraï doivent renoncer à porter le sabre qui a été jusqu'alors le signe distinctif de leur statut privilégié."
Histoire du Japon et des Japonais de Edwin O. Reischauer, aux éditions Points Histoire (format poche, deux tomes).

dimanche 30 mai 2010

Le Maître de Thé

"De quinze à trente ans, suivre aveuglément toutes les instructions du Maître. De trente à quarante ans, en revanche, il convient de réfléchir et d'arriver soi-même aux bonnes décisions. De quarante à cinquante ans, il faut prendre le contrepied du Maître, afin de trouver son propre style et d'être digne d'être appelé Maître à son tour : "Renouveler la Voie du Thé !". De cinquante à soixante ans, refaire en tout point ce que le Maître faisait (jusqu'au simple geste de transvaser l'eau d'un récipient dans un autre). Prendre exemple sur tous les Maîtres. A soixante-dix ans, tenter d'atteindre à la maîtrise de la cérémonie...".
Le Maître de Thé, roman de Yasushi Inoué.

Mes remerciements à François.

mardi 18 mai 2010

Kumite Kanazawa vs Enoeda

Séance de kumite entre les maîtres Kanazawa Hirokazu et Enoeda Kenosuke, dans les années soixante probablement.

jeudi 13 mai 2010

La Cible en Soi - Kyudo

"Tokyo, avril 1963. Le palais de Sa Majesté l'Empereur Hirohito. Pour la première fois, une caméra pénètre dans le stand des archers de la garde impériale, mais ici, la pratique du tir à l'arc n'est pas un sport, dont l'objectif mesquin serait de toucher la cible. L'art chevaleresque du tir à l'arc est une cérémonie qui interprète la grande doctrine, le Zen. Le maître archer Suzuki démontre le rituel de cet art sans art. Dans la pratique Zen, le tir à l'arc est un exercice spirituel qui permet à l'homme de livrer un combat profond et à longue portée contre lui-même."
La Cible en Soi, film de Jean-Jacques Lagrange. Un document historique, filmé par un grand réalisateur.

samedi 8 mai 2010

Après la pluie, film de Koizumi Takashi sur un scénario de Kurozawa Akira

Misawa Ihei, samouraï sans maître, est bloqué par la pluie dans une auberge, en compagnie de son épouse Tayo et de nombreux voyageurs empêchés comme lui de traverser le fleuve. Animé par la compassion envers les êtres, il décide de participer à des duels primés - malgré le déshonneur de se battre pour de l'argent - afin d'offrir à ses compagnons d'infortune un dîner copieux.
Misawa excelle dans l'art du sabre, pourtant il est en proie au doute de lui-même, n'ayant jamais réussi à se fixer dans un fief au service d'un seigneur. Le daimyo local envisage de le recruter comme maître d'armes et le convie à démontrer ses talents de combattant.
Cette rencontre sera l'occasion pour lui et son épouse de comprendre quelle voie il doit suivre. Le renoncement aux conventions lui permettra de devenir son propre maître et de vivre en homme libre.
Après la pluie (Ame agaru) est un film japonais réalisé par Takashi Koizumi en 1999. Le scénario est de Akira Kurozawa.
Mes remerciements à Pierre-Antoine pour m'avoir fait découvrir "Après la pluie".

dimanche 2 mai 2010

Gembukan - Ogura Senseï et Maître Pierre Portocarrero

Le site gembukan.net, du nom de l'école de Senseï Ogura Tsuneyoshi, propose une description du cursus de l'école, une (très brève) biographie de Ogura Senseï et deux interviews de Maître Pierre Portocarrero.
http://gembukan.net/

Le blog Ueshi-Ryû Info avait proposé aussi un article et deux vidéos intéressantes dans lesquelles on peut entrevoir l'enseignement de Maître Pierre Portocarrero sur le kata Bassai Dai. Le lien étant brisé, les vidéos sont intégrées ci-dessous.



dimanche 25 avril 2010

Sakumoto Senseï - Kata Anan

Sakumoto Senseï enseigne le style Ryuei-ryu, karate d'Okinawa.

dimanche 18 avril 2010

Senseï Kase - Kata Chinte

Maître Kase Taiji exécute le kata Chinte en 1973. Malgré la mauvaise qualité de l'image, comment ne pas être impressionné : rapide, puissant, et cette présence...



video

jeudi 15 avril 2010

Karate traditionnel - Karate scolaire

Harry Cook, dans La Grande Histoire du Karate Shotokan, décrit la période charnière au cours de laquelle, à Okinawa au début du 20ème siècle, l'enseignement du karate fut modifié en profondeur :
"Itosu Senseï commença la pratique du karate dès son plus jeune âge. Il était d'une puissance remarquable et était passé maître dans l'art des atemi (science des points vitaux), ce qui le rendait probablement capable d'éliminer un adversaire d'un seul coup fatal. (...) Secrètement, il enseignait, chez lui, à quelques six ou sept adeptes. (...)"

"Plus tard, aux alentours de 1906, Itosu commença à enseigner son art, qui avait été mis au programme du Premier Lycée d'Okinawa et de l'Ecole Normale d'Okinawa. Ainsi, nous lui sommes redevables du développement du karate au Japon, base de lancement pour l'expansion planétaire qui allait suivre. (...)"

"A Okinawa, les jeunes découvraient de nouveaux sports comme le base-ball, le tennis,... mais aussi les arts martiaux japonais, comme le judo et le kendo. De nouveaux principes, qui puisaient leur source dans ces arts et dans les sports de compétition, commencèrent à modifier le karate indigène. En effet, la plupart des techniques les plus destructrices furent mises au ban; on les modifia. D'autre part, on créa les cinq kata Pinan. Itosu se mit à enseigner un karate différent. (...)

"Itosu Senseï enseignait le karate "moderne" à un public de futurs maîtres à l'école de la préfecture d'Okinawa. Hormis quelques experts éclairés, la plupart de ses élèves étaient convaincus de pratiquer le karate traditionnel. Voici l'origine d'un quiproquo qui s'est perpétué et que l'on connaît encore de nos jours. (...)

"La conséquence directe de l'introduction de ce "néo karate" dans les écoles fut qu'officiellement deux styles cohabitaient : le karate traditionnel, qui revendiquait ses origines chinoises, et le karate scolaire (...)."

Pratiquez-vous un karate traditionnel ... ou un karate scolaire ?